vendredi, 17 mai 2013

Lundi 20 mai 9h05 "La Fabrique de l'histoire" sur France Culture

Interview de Gérard LARCHER sur son parcours lundi 20 mai à 9h05 sur France culture dans l'émission la Fabrique de l'histoire à l'occasion de la semaine consacrée à la thématique "Régime parlementaire".

Lien pour écouter l'intégralité de l'interview:

vendredi, 26 avril 2013

Intervention au cours de la convention travail

Je suis intervenu cours de la convention travail organisée par l’UMP.
Depuis maintenant 23 mois le chômage en France est en hausse, ce désastre est la conséquence de la politique du gouvernement depuis 11 mois…
La situation sur le marché du travail en France ne cesse d’empirer, ce qui m’amène à souligner les faiblesses du système français : le chômage structurel et celui des jeunes, le problème du financement du système de protection sociale trop axé sur le travail (cela pèse sur le coût du travail), les relations sociales marquées par la défiance et, un dialogue social encore trop peu développé.
Face à cette réalité, je suis favorable à « une véritable rupture » avec le passé, qui permettrait d’une part la relance de la croissance et d’autre part le rétablissement de la confiance au sein des entreprises.
Pour ce faire 5 solutions s’offrent à nous :
• Sortir des conceptions malthusiennes de partage du travail,
• Assouplir la réglementation de la durée de travail afin de permettre une meilleure flexibilité,
• Diminuer le coût du travail d’au moins 6%,
• Renforcer le dialogue social.
• développer la participation des salariés à la vie de l’entreprise.
Ces propositions ont pour but non seulement de responsabiliser les différents acteurs économiques et sociaux, mais aussi de supprimer les réglementations qui pénalisent les entreprises. Le principe des conventions (fruit d’une concertation des différents acteurs économiques concernés) présente davantage de souplesse et donc une plus grande adaptabilité à la réalité de chaque entreprise.

Intervention pour la CONVENTION TRAVAIL.pdf

mardi, 23 avril 2013

Intervention concernant la prolongation de l'intervention au Mali

Je suis intervenu au Sénat dans le débat concernant la prolongation de l’intervention des forces françaises au Mali. Après 4 mois seulement, le bilan de l’action des forces armées de l’opération Serval est remarquable.
Notre groupe de travail sur la question sahélienne, coprésidé par Jean-Pierre Chevènement et moi-même, appelle au vote en faveur de la prolongation de l’opération lancée au Mali.
Nos trois principales préoccupations concernant cette zone sont la refondation politique du Mali, le passage de relais à l’ONU et enfin la stabilisation durable du Sahel par la mise en œuvre d’une approche globale.

La refondation politique du Mali :

Le Mali a besoin d’un sursaut politique. Or la préparation des élections pourrait prendre du retard (problèmes administratif et financier). D’autant plus que, certaines zones (le Nord) ne sont pas encore prêtes pour cette échéance démocratique.
L’agenda doit être suivi afin de faciliter au maximum la prise de pouvoir des autorités de transition, dont l’existence sera fragile au vu du manque de légitimité des suffrages. Concernant les présidentielles, 3 sources d’inquiétudes sont prédominantes : la pléthore de candidats (120 partis politiques au Mali), la désaffection pour la classe politique associée à ATT et surtout le coup d’état rampant d’une junte qui a à peine perdu de son influence.
Les 2 piliers de la refondation du pacte national au Mali sont la lutte contre l’impunité et la réconciliation avec le Nord.

Le passage de relais à l’ONU (prévu pour le 1er Juillet prochain) :

La France doit retirer des troupes du terrain afin de favoriser la reprise en main de leur destin par les maliens. Toutefois, la situation de l’armée malienne ne pourra pas être réglée uniquement à l’aide de l’EUTM Mali et les fonds versés par l’ONU. Afin d’appuyer le processus politique, la mise en place de la MINUSMA est indispensable pour cette été.

La Stabilisation durable de la bande sahélo-saharienne :

En plus des fragilités traditionnelles connues de ces régions, l’installation de l’AQMI et la prolifération de trafic de drogues menacent les zones dites molles (le Sud Libyen, le Sud Tunisien et le Nord du Niger et du Nigeria).
Dans l’optique de contrer ces menaces et défendre ses intérêts ainsi que ceux de l’Europe, la France ne peut se permettre de perdre de l’influence sur la zone de la bande sahélienne jusqu’au Golfe de Guinée. Le budget attribué à la défense ne doit donc pas descendre en dessous du seuil de 31,4 milliards d’euros.
Le groupe UMP appuie la prolongation de Serval et veut engager une réflexion non seulement sur les aspects politiques et militaires de ces régions mais aussi dans l’optique de leur développement économique.
MALI 22 avril 2013.pdf

jeudi, 18 avril 2013

"Gagner la paix au Mali" : les 10 recommandations de Jean-Pierre Chevènement et Gérard Larcher



Les 10 recommandations du rapport « Mali : Comment gagner la paix ? » (lien vers le dossier du Sénat)

1- Le premier risque aujourd’hui serait l’enlisement du processus politique malien, qui serait un « scénario catastrophe ». Il faut aller aux élections, au moins présidentielles, dans les meilleures conditions possibles, d’ici fin juillet, quitte à « découpler » les législatives. Le deuxième risque est celui d’une absence de réconciliation qui obèrerait la refondation démocratique du Mali ;

2- Le zèle des autorités maliennes à promouvoir une véritable réconciliation n’est pas totalement avéré, surtout en période électorale. La lutte contre l’impunité et le dialogue avec le Nord sont pourtant les deux piliers pour refonder le pacte national malien. La commission « Dialogue et réconciliation » doit commencer à travailler. Il faut dépasser la « tentation du déni » et entamer le dialogue. La question de Kidal et celle du massacre d’Aguelhoc sont deux abcès de fixation qui doivent recevoir un traitement particulier ;

3- L’Etat malien est à reconstruire : armée, forces de sécurité, justice, et, au Nord, administration. De cet effort, ce pays n’a pas les moyens sans l’aide de la communauté internationale, il faut en tenir compte pour la conférence du 15 mai ;

4- Les facteurs de fragilité qui ont conduit à l’effondrement du Mali sont partagés par plusieurs États de la région. La réflexion pour lutter contre les défis de long terme doit engager l’Union européenne, englober l’ensemble du Sahel et s’attaquer aux causes structurelles (sous-développement économique, explosion de la démographie, trafics en tout genre, problèmes de gouvernance …). Faute de quoi les forces de décomposition reprendront le dessus ;

5- Le Conseil européen de décembre 2013, consacré à la défense, devra poser la question de la volonté politique, dans la mesure où la solidarité européenne s’est trouvée « cantonnée » à la formation de l’armée malienne (outre un soutien bilatéral de certains alliés). Pour l’heure, la question du partage de l’effort, notamment financier, se pose, pour la prise en charge des intérêts stratégiques européens en Afrique de l’Ouest ;

6- L’aide au développement, enjeu de la Conférence du 15 mai, pose quatre défis : la nécessité d’une approche globale, la coordination des bailleurs, la capacité d’absorption des Maliens et l’équilibre politique entre développement au nord et au sud du Mali ;

7- Serval, qui a démontré les capacités opérationnelles de nos forces armées, a aussi montré les limites de notre appareil de défense, aujourd’hui préservé d’arbitrages budgétaires potentiellement dévastateurs et d’un déclassement stratégique par les déclarations du Président de la République (tendant à maintenir au niveau de 2013 le budget de la défense en 2014, soit 31,4 milliards d’euros).

8- Une réflexion complémentaire doit être lancée sur nos points d’appui en Afrique : le Livre Blanc de 2008 programmait un rétrécissement qui n’aurait pas permis, s’il avait été totalement mis en œuvre, d’intervenir au Mali dans les mêmes conditions. Cet enjeu sera-t-il pleinement traité dans le Livre Blanc de 2013 ? Comment maintenir notre empreinte et résister à la tentation du « hors sol » ? Faut-il rééquilibrer vers l’ouest le centre de gravité de nos points d’appui ? Il faut réfléchir à notre politique africaine de sécurité, reformulée autour de deux paradigmes : l’européanisation et l’africanisation, qui n’ont pas démontré, en l’espèce, leur solidité ;

9- Les architectures de sécurité régionales n’ont pas été en mesure de faire face à la menace. Une réflexion doit être menée sur le renforcement de la « force africaine en attente », et sur une association de l’Algérie, Etat central pour la résolution de toute crise sécuritaire dans la région sahélienne. Rien ne pourra se faire sans l’Algérie, grande puissance militaire forte d’une armée de 300 000 soldats, qui connait le terrorisme pour l’avoir subi pendant « les années de plomb » au prix de plus de 100 000 morts ; l’Algérie avec laquelle nous avons décidé d’écrire « une nouvelle page de notre Histoire » (déclaration du Président de la République à Alger le 21 décembre 2012), et dont les positions ont favorablement évolué depuis l’engagement de l’opération Serval et l’attentat de Tiguentourine près d’In Amenas ;

10- Il semble de plus en plus s’opérer un « couplage », via la contagion du terrorisme et du radicalisme religieux, entre Maghreb, Machrek, Moyen-Orient et Afrique sub-saharienne. Une vision d’ensemble est nécessaire : il faut introduire de la cohérence, dans notre approche, face au continuum que peut représenter, dans une certaine mesure, l’islamisme politique, les différents courants salafistes et le « djihadisme » armé, (entendu comme l’action des groupes terroristes), dressé contre nos intérêts. Au djihadisme armé, il ne peut être répondu qu’au plan militaire, où il se place lui-même. Pour le reste, il faut distinguer entre l’islam et l’islam politique, qui détourne la religion à des fins politiques, pour bâtir un modèle de société où les valeurs républicaines (alternance démocratique, égalité hommes-femmes, etc…) ne trouvent pas forcément leur compte. Il est indispensable d’approfondir nos analyses sur les changements politiques dans le monde arabo-musulman.

mercredi, 17 avril 2013

Intervention de Gérard Larcher sur le PJL relatif à la sécurisation de l’emploi le 17 avril 2013


L'accord national interprofessionnel est un compromis entre flexibilité et sécurité. Depuis longtemps, nous parlons au Sénat de la sécurisation des parcours professionnels. Le titre de l'accord « Pour un nouveau modèle social » marque l'ambition de ce texte, peut-être pas historique mais important dans la ligne de la loi du 31 janvier 2007...

Intervention de GL sur le PJL relatif à la sécurisation de lemploi.pdf

vendredi, 12 avril 2013

Intervention en séance de Gérard LARCHER sur le projet de loi "mariage pour tous" le vendredi 12 avril 2013

"Au fil du XXe siècle, qui fut sans doute le plus chaotique et le plus tragique pour les différences, nous avons cheminé vers l’acceptation, puis vers le respect de ces dernières. Ce fut notamment le cas pour l’orientation sexuelle, ce qui est pour moi le signe d’un progrès de civilisation.
Sur ce point, un peu comme le disait Rabaut Saint-Etienne de la liberté de conscience, en août 1789, dans les débats préalables à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, nous sommes passés de la tolérance, qui est condescendance, à la liberté, qui est respect – Jean-Pierre Raffarin le rappelait tout à l’heure.
À la différence légitime, au nom d’une conception réductrice de l’égalité – cette égalité extrême qu’évoquait Nicolas Alfonsi –, vous répondez par l’uniformité d’une institution fondée sur l’altérité, à savoir le mariage. Comme si, au nom des principes essentiels, certaines valeurs fondatrices ne devaient pas, elles aussi, être considérées comme essentielles !
Ce débat m’a fait prendre conscience que l’enfant est le véritable fondement de notre société, que ce soit au travers de l’adoption, de la filiation, du nom ou de la famille. Le nom – ce sujet s’est révélé, pour moi, au cours du débat –, qui fait que chaque personne à la fois est unique et s’inscrit dans une continuité, traduit sans doute la dimension d’humanité spécifique qui sied à ce débat.
Tous ces fondements sortiront bouleversés, sans boussole, de nos débats. Une institution déjà fragilisée, le mariage, en sortira lézardée. Bientôt, dans quelques mois ou quelques années, viendront d’autres débats, qui porteront sur l’essentiel et sur le caractère du don que nous avons évoqué tout au long de nos travaux.
C’est donc vraiment en conscience, au-delà de mon appartenance claire à l’opposition politique, et avec la liberté que me confère mon mandat, que je voterai contre ce texte !"

jeudi, 11 avril 2013

Intervention en séance de Gérard Larcher sur explication de vote article 2 du projet de loi pour le mariage pour tous


" Il a été dit que nous étions « abreuvés » de papiers !

Si nous sommes si diserts, c'est parce que la question du nom n'est pas légère. Sans remonter aux textes les plus anciens – M. le président de la commission des lois s'est référé à un dictionnaire datant de la fin du XVIIe siècle ! –, vous me permettrez de revenir sur l'étymologie du mot.

Le nomen, c'est celui que je reconnais, qui a une identité et qui est un être unique. C'est donc bien au niveau de l'enfant, être unique par excellence, que le nom doit être reconnu !

Cet être unique est inscrit dans notre société depuis le Xe siècle, avec le retour du droit romain et la présomption de paternité. Il est clair, à nos yeux, que le nom induit la filiation au travers de la paternité, mais, paradoxalement, il protège aussi la mère et le régime matrimonial qui s'est constitué autour du nom transmis. Il protège donc la mère et le père.

Nous ne sommes pas ringards… parce que nous pensons que, dans la société actuelle, l'enfant est sans doute aujourd'hui plus qu'hier exposé à des risques. Voilà pourquoi ce débat n'est pas futile.

Il est même essentiel dans la mesure où ces valeurs de la société font sans doute la différence entre certains d'entre vous et nous-mêmes. Pardonnez-moi, mais cette question mérite véritablement que nous nous y attardions.

Je rappelle que l'unicité, y compris dans le livre de la Genèse, fonde la reconnaissance d'une identité, et donc du respect dû à chaque individu, par-delà sa situation, son âge ou son handicap. C'est ce principe que je voulais défendre ce soir !"

mardi, 09 avril 2013

Intervention en séance de Gérard Larcher sur le projet de loi mariage sur article 1

Je suis intervenu en séance sur l'article 1 du projet de loi concernant le mariage pour tous, l'article 1 autorise le mariage entre les personnes de même sexe. Pour moi le mariage, c'est la destinée de la famille, au travers de l'enfant. Cette affirmation est pour moi compatible avec la liberté pour chacun de vivre comme il l'entend. Mon inquiétude se fonde sur les profonds changements sociétaux engendrés par cette loi. C'est une révolution pour la famille, la filiation.
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